15 Août 2004. Mon logeur à Ulaan-Baatar m'avait dit vaguement connaître une famille de nomade susceptible de m'accueillir et de m'organiser une rando à cheval. A l'aide de son chauffeur parlant anglais et d'une vieille photographie de la famille en question, nous partîmes à leur recherche quelque part dans la steppe à environ 3h de bonne route de la capitale. Arrivés sur place nous avons quitté la route et roulé dans la steppe de gers en gers en questionnant les gens comme en témoigne la photo ci-dessus.Personne ne connaît les gens que nous cherchons. Qui voudra bien m'accueillir? Peut-être cette famille là. Il faut attendre l'arrivée du patriarche pour en discuter. Observation: un treillis entoure la ger. Sur celui-ci est fixé le revêtement composé d'une toile imperméable et d'une autre isolante en feutre de laine. La ger du fond sert de garde-manger. On aperçoit des fromages entrain de sécher. Photo principale: Le chef de famille s'appelle "Sérétré" c'est l'homme en tunique verte. C'est avec lui que je négocie mon séjour avec l'aide de mon chauffeur parlant anglais. Je vais rester quinze jours chez eux dont dix jours de rando que je payerai 18$/jour guide, chevaux et équipement inclus. Observation: Tout le monde même les femmes portent des bottes, c'est indispensable surtout pour monter à cheval. Ce sont des bottes dite "russe". Les hommes portent une épaisse ceinture de tissu autour de leur "deels" pour bien maintenir le dos droit à cheval. Photo de groupe: Il y a là plus que de la famille. En fait c'est l'époque des foins et se trouvaient aussi présents à mon arrivée les faucheurs et amis de Sérétré qui vont s'occuper de la fenaison. "Adia" Adia à neuf ans elle est chez ses grand-parents pour les vacances scolaire et m'enseignera avec zèle à parler quelques mots de mongol. Au centre de la yourte: le poële à bois et la table, autour les lits et les meublesSur l'autel des ancêtres à coté des objets du culte bouddhiste et du portrait du grand Khan, la télévision à pris place. Et pourtant ce n'est pas chose simple que de capter la télévision ici. Capteurs solaires, accus, antenne satellite sont nécessaire pour que tout le camp (voisins compris) puissent venir profiter du feuilleton coréen qui passe tous les soirs après la traite L' armature circulaire est en mélèze ou en pin. Elle fait un mètre de diamètre et repose sur deux piliers. Un faisceau de lattes relie l'armature et le mur en treillis. La toile peut se tirer de l'exterieur pour laisser passer le jour, l'armature joue alors le rôle de vélux.Bien qu'il ait goût à thé, en fait ce n'en est pas vraiment. Il provient d'une herbe que l'on trouve sur place, on vous le sert avec du lait et parfois même avec de belles tranches de lard de mouton à l'interieur du bol. (pour le petit dèj, ça fait drôle mais on s'y fait!)Plus de 300 termes désignent l'ensemble des laitages, crèmes beurres, fromages blancs et séchés et boissons fabriqués à partir de lait de vache de brebis de chèvre de jument et de chamelle.Même si l'on est souvent hébergé sous la yourte, il est indispensable d'apporter avec soi une tente, un tapis de sol et un bon sac de couchage car les nuits sont fraiches.Les chevaux vivent en semi-liberté, ils vont paturer où bon leur semble et ne sont pas surveillés pendant la journée. Chaque cheval est marqué du signe de son propriétaire"L'urga": la perche dont on se sert pour capturer le cheval Il s'agit d'isoler le cheval du reste du troupeau Dés qu'il se sent capturé, le cheval s'immobilise On peu alors lui passer le licol. Equipé de l'urga Sarra debout sur ses étriers doit tout en dirigeant son cheval d'une main, s'approcher de l'animal pour lui passer la boucle autour de l'encolure. Le manège peut durer une bonne quinzaine de minutes le temps de bien isoler le cheval qui cherche à tout moment à se fondre dans le troupeau, ruer ou partir au galop. L'urga est un assemblage à la fois solide et souple de plusieurs longues tiges de bois. D'une longueur de 5m l'effet de levier et de balancier est tel que j'avais du mal à le tenir à bout de bras en étant les 2 pieds à terre!. (ci dessous: le "parking" à chevaux Ce faucheur vient de la ville et possède un téléphone portable, mais il faut prendre de la hauteur pour que ça passe!. Bois et bouses séchées alimentent notre poële. La fumée de bouse séchée calme les chevaux et fait fuir les moustiques. Ci-dessous: la selle mongole est en bois, dur! Heureusement l'on trouve aussi des selles russes en cuir matelassé. On entrave les chevaux en leur liant les pattes avec un bracelet. Leurs crinières sont coupées en brosseJ'avais apporté de France une petite canne à lancer qui a fait la joie de pas mal de monde Nous partons Sérétré et moi en direction du Nord avec nos provisions et ma tente. Mon équipement de camping intéresse beaucoup Sérétré en particulier les petites choses ingénieuses que l'on peut trouver en occident: une popote en inox, un matelas auto-gonflant. Lui excelle dans l' art de faire un feu. Les matins sont glacials et les nuits parfois perturbées par les chevaux qui en voulant brouter se prennent les pattes dans leurs cordes Les troupeaux d'ovins sont généralement surveillés. La famille de Sérétré possède un troupeau de 800 ovins Me voilà au moment du départ vêtu du deel que l'on m'a prêté pour l'occasion. Echange de cadeaux j'offre ma canne à pèche à Sara, ma popote à Sérétré, du parfum pour les femmes. A son tour Sérétré me montre mon cheval blanc dehors et m'offre un petit cheval blanc de faïence. Il me l'entoure d'une écharpe de soie bleu et me fait comprendre qu'à défaut de pouvoir ramener mon cheval en France, j'ai bien mérité de ramener celui-ci.Mon arrivée à l'improviste... .Devant deux grandes gers au milieu de la steppe.Je fais connaissance avec cette famille.On m'invite à l'interieur de la ger.Quelques détails attirent mon attention.Sur la table le thé est servi.les laitages sont fabriqués par les femmes.Et appréciés par les enfants.Trés apréciés!.Lorsque le soir tombe.Vient l'heure de la traite.Et parfois de l'abattage d'un mouton.Le matin au réveil.On rassemble les chevaux. Il faut m'en capturer un.Et partir établir un camp de fauche.Là où l'herbe est grasse et généreuse.on installe le camp.L'indispensable poele à bois portatif.On immobilise les chevaux.On les protège des moustiques en les enfumant!.Ensuite il faut aiguiser les faux.Et passer à l'action!.Ce n'est pas l'herbe qui manque!.On la met en tas pour la faire secher.Dans la vaste steppe.Nous ne sommes pas les seuls à faucher...Un autre faucheur à l'allure cubaine!..possedant une faucheuse et un buffle..On s'arrete parfois pour aller pêcher la truite.En compagnie de chevaux sur l'autre rive.Lorsque le soir tombe, nous nous rejoignons au campement.La steppe prend des couleurs.Toilette du soir face au soleil couchant.Je pars pour 5 jours de rando.en direction des montagnes du Terelj. Rencontre avec des chameaux.Des bergers.Des familles Abrités àl'ombre d'une yourte Ou en plein dépessage de marmottes C'est déjà le moment de partir Au revoir mes amis!